Echos d'Afrique 3
Sénégal - Politique
Le nouveau maire socialiste de Dakar, Khalifa Ababacar Sall, élu par les conseillers municipaux le 18 avril à une forte majorité (81 voix sur 94), prend actuellement ses fonctions. Tâche difficile et dans un configuration inédite, Sall, qui a été adjoint au maire de Dakar Mamadou Diop de 1984 à 2001, député et ministre, dit vouloir mettre de l’ordre dans la gestion de la mairie, dont le budget est de 44 milliards de F CFA. « Je viens de découvrir 7 milliards de F CFA de dépenses engagées non mandatées » vient il de dénoncer. La configuration politique inédite c’est que pour la 1ère fois un maire de la capitale est confronté à un pouvoir central a priori hostile. Sall assure être prêt à travailler avec le président « en toute intelligence ».
Guinée Bissau – Politique
En Guinée-Bissau, vingt candidats étaient en en lice pour la présidentielle prévue le 28 juin prochain. Le 14 mai, la Cour Suprême en a retenu 12. L'organe juridictionnel le plus élevé du pays a évincé l'ancien Premier ministre Francisco José Fadul (1999), leader du Parti pour la démocratie et la citoyenneté (Padec), ainsi que Me Pedro Infanda (sans étiquette), tous deux avocats, en leur reprochant de n'avoir pas démissionné de leur poste. La Cour a par ailleurs justifié l'éviction d'un autre ancien Premier ministre Aristide Gomes (2005-2007), du Parti républicain pour l'indépendance et le développement (Prid), en raison de son absence du pays "au moins pendant les 90 jours qui ont précédés le dépôt de sa candidature". Aristide Gomes est un proche de Joao Bernardo Vieira, le président assassiné il y a quatre mois. Il avait quitté Bissau après la mort de celui-ci. L’éloignement de la Guinée Bissau n’a cependant pas été un obstacle à la validation de la candidature de l'ancien président Kumba Yala (2000-2003) qui se trouve à Dakar depuis plusieurs mois et vit habituellement au Maroc. Kumba Yala dirige la plus grande formation de l'opposition, le Parti pour la rénovation sociale (PRS). En tête des favoris du scrutin, figure le candidat du parti au pouvoir PAIGC (Parti africain pour l'indépendance de la Guinée et du Cap-Vert), Malam Bacai Sanha. L'ancien président intérimaire Henrique Rosa, candidat sans étiquette soutenu par une vingtaine d'organisations de la société civile, est également considéré comme un candidats de poids.
Guinée - Politique
En Guinée, le chef de la junte au pouvoir depuis le 23 décembre, le capitaine Moussa Dadis Camara, a confirmé dimanche 10 mai que lui et son équipe ont bien renoncé à se présenter aux élections générales prévues en fin d'année. C'est la première fois que le leader guinéen affirme explicitement renoncer à se présenter devant les électeurs en décembre. Le 15 avril, il avait menacé d'"ôter la tenue" militaire pour pouvoir le faire. Le capitaine Camara a par ailleurs indiqué avoir accepté à contre-coeur l'organisation des élections fin 2009, au lieu de 2010 comme la junte l'avait annoncé peu après sa prise de pouvoir le 23 décembre, dans la foulée du décès du général-président Lansana Conté.
Mauritanie – Politique
En Mauritanie, lundi 11 mai, des manifestants anti-putch ont été dispersés sans ménagement par la police, qui a fait usage de gaz lachrymogènes. Le rassemblement avait lieu devant l’assemblée en soutien à une vingtaine de députés qui avaient débuté un sit-in dans l'hémicycle, exigeant que la session soit consacrée à l'examen de la crise politique. Ces élus avaient affirmé qu'ils s'installaient là "pour 24 heures". Depuis que le président élu Sidi Ould Cheikh Abdallahi a été renversé par des militaires, il y a neuf mois, les députés affiliés au Front national pour la défense de la démocratie (FNDD, coalition anti-putsch) boycottent toutes les sessions parlementaires qu'ils dénoncent comme "illégales".
Niger - Politique
Au Niger, le principal mouvement armé touareg a annoncé mardi 12 mai qu'il ne déposerait pas les armes avant la tenue de négociations avec les autorités sur ses "revendications politiques". Le 3 mai, le tout premier face à face entre le président Mamadou Tandja et des représentants des combattants touareg a eu lieu à Agadez sous les auspices du dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, médiateur dans le conflit. M. Tandja a proposé aux combattants touaregs l'amnistie s'ils déposent les armes et des discussions ont eu lieu entre le gouvernement nigérien et les trois fronts touareg en vue d'un désarmement des combattants. Le MNJ a qualifié "d'hallucinant et d'inacceptable" le "scénario" proposé par Niamey qui se "résume à cantonner ses combattants, les désarmer puis les gratifier d?une amnistie générale". Comme autres "préalables", le MNJ demande la levée de l'Etat d'urgence dans le nord, théâtre du conflit, la libération de toutes les personnes arrêtées du fait du conflit, une trêve dans les hostilités ainsi qu'un calendrier clair et précis des négociations.
Tchad - Politique
"Je voudrais rassurer le peuple tchadien que nos forces de défense et de sécurité ont le contrôle et la maîtrise totale de la situation. (. . . ) Je ne permettrai jamais aux aventuriers de tous bords de venir troubler la quiétude du peuple tchadien". Ces paroles ce sont celles du président tchadien Idriss Deby, le 14 mai lors d’un rassemblement organisé place de la Libération à N’Djamena, pour marquer la victoire contre la « rébellion soudanaise », selon ses propres termes. 10 000 personnes étaient présentes. Le 4 mai dernier, des colonnes de rebeles, venues du Soudan, avaient tenté une percée en direction de la capitale tchadienne. Elles ont été arrétées après êtrte avancé d’une centaine de kilomètres à l’intérieur duTchad, l’armée régulière bénéficiant d’armes lourdes et d »hélicoptères d’attaque qui ont
Gabon – Politique
Au Gabon, le président Omar Bongo Ondimba a « suspendu momentanément ses activités » depuis le 6 mai. , Le terme de cette « suspension d’activité » n’a pas été indiqué. Il s’agity d’une première en quatre décennies de pouvoir, et les observateurs comme la population essaient de recouper les indices pour comprendre le sens de cette absence. Et le lieu où se trouverait Omar Bongo. Dans un premier temps, beaucoup on cru qu’il était parti en Allemenagne. En fait, il serait en Espagne, à Barcelone, où il se « reposerait dans un établissement privé, accompagné de sa fille, Pascaline, et de son médecin personnel.
Côte d'Ivoire – Politique
L'élection présidentielle en Côte d'Ivoire a été fixée au 29 novembre, a annoncé jeudi 14 mai le Premier ministre ivoirien Guillaume Soro, à l'issue d'un Conseil des ministres tenu au Palais présidentiel à Abidjan. Cette annonce intervient alors que la communauté internationale et l'opposition ivoirienne ont exprimé récemment leur impatience concernant ce scrutin censé permettre de clore la crise née du coup d'Etat manqué de septembre 2002. Aucune date n'avait été annoncée officiellement depuis que celle du 30 novembre 2008 n'avait pu être tenue. Rappelons que la Côte d'Ivoire s'est engagée dans un processus de paix relancé par la signature depuis mars 2007 de l'accord de Ouagadougou, amendé à plusieurs reprises, entre le camp présidentiel et l'ex-rébellion. La mise en oeuvre de cet accord bute sur les questions du désarmement et du redéploiement de l'administration sur l'ensemble du territoire national avec une "autorité pleine et entière" en vue de l'organisation de l’élection présidentielle prévue depuis 2005 et sans cesse repoussées.