Echos d'Afrique 2
Sénégal - Politique
L'ancien Premier ministre sénégalais Idrissa Seck, accusé en 2005 de malversations financières et emprisonné pendant sept mois dans le cadre de cette affaire, a bénéficié d'un "non-lieu" total dans cette affaire. La décision de non lieu a été prise par la commission d'instruction de la Haute Cour de justice L’information est venu de l’avocat d’Idrissa Seck, lundi 4 mai. La commission d'instruction de la Haute Cour de justice était chargée d'enquêter sur des malversations présumées portant sur plusieurs milliards de FCFA dans le cadre de travaux à Thiès (70 km de Dakar), ville dont l'ex-Premier ministre est le maire. Idrissa Seck a été Premier ministre de novembre 2002 à avril 2004. Ancien homme de confiance du président Abdoulaye Wade, il était ensuite tombé en disgrâce auprès de lui. Récemment, il s'est à nouveau rapproché du parti au pouvoir, après des retrouvailles avec le chef de l'Etat sénégalais, 82 ans, au pouvoir depuis 2000
Niger - Economie
Au Niger, un ministre français et la patronne du groupe nucléaire Aréva, Anne Lauvergeon, étaient présents le lundi 4 mai pour le coup d'envoi des travaux de la mine stratégique géante d'uranium d'Imouraren, coup d’envoi donné par le président nigérien Mamadou Tandja. Pour le Niger, cette mine constitue à l'horizon 2012 la garantie de revenus substantiels et de devenir le second producteur mondial (il est actuellement le 3e), et pour la France c'est la sécurisation de cet approvisionnement essentiel tout en préservant de bonnes relations avec son ancienne colonie, à laquelle elle fournit une aide budgétaire d'environ 8 millions d'euros par an.
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Niger
C’est début janvier dernier qu’Areva a signé avec le gouvernement du Niger la convention qui lui a attribué le permis d’exploitation du gisement dImouraren, "la mine d’uranium la plus importante d’Afrique. Areva détient 66,65% de la société créée en vue de l'exploitation du gisement, l'Etat du Niger 33,35%. Le gisement devrait produire 5. 000 tonnes d'uranium par an à plein régime pendant plus de 35 ans. Avant d’en arriver à cet accord stratégique - un tiers de l'électricité d'origine nucléaire produite par EDF (Electricité de France) dépend de l'uranium nigérien -, il a fallu passer par des soubresauts "post-coloniaux" et une remise en cause par Niamey, parfois virulente, de la toute-puissance de l'opérateur français, également en butte à des Ong qui dénoncent sans relâche un désastre écologique et sanitaire lié à l'extraction du minerai radioactif. Pendant de longs mois, Areva a ainsi été l'objet au Niger d'une campagne de presse et de manifestations, accusé notamment un temps de soutenir la rébellion touareg qui avait ressurgi début 2007 dans le nord du pays, précisément la zone uranifère. Coincidence, ou pas, la cérémonie du premier coup de pioche symbolique est intervenue au lendemain d'une rencontre à Agadez (nord) entre le président Tandja et des chefs rebelles touareg, une première depuis la résurgence d'une rébellion début 2007.
Côte d'Ivoire - Politique
Le photographe de presse français Jean-Paul Ney, incarcéré en janvier 2008 en Côte d'Ivoire pour "attentat" et "complot contre l'autorité de l'Etat" a bénéficié d’une décision de mise en liberté provisoire. "Nous avons parlé de M. Ney", a déclaré à la presse le secrétaire d'Etat français à la coopération Alain Joyandet, à l'issue d'un entretien avec le président ivoirien Laurent Gbagbo à sa résidence de Yamoussoukro (centre). Et la mise en liberté a été décidée. Ney avait été inculpé et écroué mi-janvier 2008 à Abidjan, avec huit Ouest-Africains et un Franco-Ivoirien. Ce photo-reporter indépendant, alors âgé de 31 ans, avait été interpellé le 27 décembre 2007 devant le siège de la Radio-télévision ivoirienne (RTI)."attentat" et "complot contre l'autorité de l'Etat".
Tchad - Politique
Au Tchad, une nouvelle avancée de troupes rebelles a eu lieu à partir du 4 mai que les forces gouvernementales ont semble-t-il repoussée. Le gouvernement tchadien a annoncé vendredi 8 mai au soir avoir tué plus de 225 rebelles et perdu 25 militaires en 2 jours de combat. Il indique avoir fait de nombreux prisonniers de l'Union de forces pour la résistance (UFR, coalition de neuf factions rebelles). Les combats ont essentiellement eu lieu dans la zone d'Am-dam, au Sud d’Abéché, dans l’Est du Tchad, une centaine de kilomètres à l’intérieur du pays. Les troupes loyalistes sont intervenues avec des équipements lourds : artillerie, chars, hélicoptères d’attaque pilotés par des équipages étrangers. L'UFR a affirmé de son côté le 10 mai procéder à un regroupement de ses troupes. Selon un de ses portes paroles : "Ce n'est pas fini. Nous nous regroupons, on s'occupe des blessés, on se prépare" à reprendre l’offensive. Selon le ministre de la Défense, les rebelles seraient "3 à 4.000 hommes avec 300 à 400 véhicules". L’U.F.R. assurait ces derniers jours disposer du double de véhicules. Le Conseil de sécurité de l’ONU a condamné à l’unanimité l’offensive des rebelles tchadiens le 8 mai dans une déclaration rédigée par la France. Une précédente coalition rebelle avait pénétré de la même façon au Tchad en février 2008, manquant de peu de renverser le président Idriss Deby Itno.