Echos d'Afrique 1
Chaque semaine, pour l'émission la Chronique Africaine (première diffusion le mardi à 12 h 30 sur radio R d'autan : 105. FM à Lavaur; 100.2 FM à Gaillac; 102.8 FM à Castres et sur www.rdautan.fr), je me fais l'écho de quelques évènements d'Afrique de l'Ouest et d'Afrique Centrale. Ces échos d'actualités constituent une synthèse qui ont la simple ambition de donner "une idée" de la vie qui va - ou ne va pas - dans cette partie du continent. Leur rédaction est établie principalement à partir d'information figurant sur les sites www.africatime.com et www.jeuneafrique.com, à partir de dépèches d'agences telles que Pana et Xihnua, et (parfois) d'informations communiquées par des amis africains. Dans le cadre de ce blog, je me propose de publier chaque semaine quelques unes des informations ainsi établies. Première donc...
International - Economie
Michel Roussin passerait chez Veolia. L’information est donnée par l’hebdomadaire Jeune Afeique dans sa livraison du 26 avril. L’ancien ministre français Michel Roussin, 70 ans, vice-président Afrique du groupe Bolloré depuis 1999, devrait conclure dans les jours à venir son départ de la tour du quai de Dion-Bouton, à Puteaux, pour rejoindre le siège de Veolia, avenue Kléber à Paris, où il devrait être nommé conseiller du président, Henri Proglio. Vincent Bolloré était depuis dix ans le « monsieur afrique » du groupe Bolloré. Il est également vice-président du Medef et du Cian (Conseil des investisseurs français en Afrique. Spécialisé dans les activités d’assainissement, de gestion de l’eau et d’aménagement urbain, le groupe Veolia, qui deviendrait donc son nouvel employeur, est très présent sur le continent africain. Notamment au Maroc, en Tunisie, en Afrique du Sud, en Égypte, au Gabon, au Burkina, au Niger et au Tchad. Michel Roussin – a déjà travaillé au sein de ce groupe au début des années 1980, à l’époque où il ne s’appelait pas encore Veolia, mais CGE.
Sénégal - Economie
Des experts du Sénégal et du Maroc négociaient ces derniers jours à propos du devenir d’Air Sénégal International, qui est au bord du dépôt de bilan. Une réunion s'est tenue mercredi 29 avril à Dakar à huis clos. Air Sénégal International est une des plus importantes compagnies aériennes d'Afrique de l'Ouest, Royal Air Maroc (RAM) détient 51% du capital d'Air Sénégal contre 49% pour l'Etat sénégalais. Ses avions sont cloués au sol depuis le 24 avril suite à des problèmes financiers. Fin 2007, Dakar avait annoncé son intention de prendre le contrôle de la compagnie en reprochant à la RAM de l'avoir mal gérée. Aucun repreneur n'avait toutefois été trouvé. Selon la presse sénégalaise, des compagnies aériennes nord-africaines, Tunis Air et Air Algérie, se seraient manifestées pour prendre la place de la RAM comme partenaire stratégique. L'ambassade d'Algérie à Dakar a pour sa part "démenti catégoriquement cette information, dénuée de tout fondement". Mardi de la semaine dernière, l'intersyndicale des travailleurs d'Air Sénégal, qui compte 500 employés, s'était prononcée pour la poursuite du partenariat entre la RAM et l'Etat sénégalais. Selon les syndicats, la compagnie a accumulé au cours de ces trois dernières années "25 milliards de francs CFA (38 millions d'euros) de pertes et a des besoins de recapitalisation estimés à près de 40 milliards de francs CFA (60 millions d'euros)". Ce chiffrage n’a pas été confirmé officiellement.
Côte d'Ivoire – Politique
Cote d’Ivoire. "Le processus de paix n'est pas dans l'impasse, la décision politique a été prise, le premier tour de l'élection présidentielle aura lieu pas plus tard que le 6 décembre 2009". C’est ce qu’ a déclaré mardi 28 avril au conseil de sécuritié, Ilahiri Djédjé, l’ambassadeur invoirien à l’ONU. Il a précisé que la Commission électorale indépendante avait communiqué au président Laurent Gbagbo un calendrier électoral prévoyant la tenue de l'élection présidentielle entre le 11 octobre et le 6 décembre 2009. "La date exacte de l'élection sera choisie à l'intérieur de cette période et sera annoncée par le président Gbagbo dans les prochains jours", a précisé l'ambassadeur ivoirien. Le vendredi 23 avril Laurent Gbagbo avait assuré dans un discours mis en ligne sur le site internet de la présidenceque « les élections auront lieu en 2009 ». Pour que les élections aient lieu, il faut que le recensement des électeurs soit achevé. A l'ONU, M. Djédjé a indiqué que 6. 081. 625 électeurs avaient été recensés sur un total potentiel de 8. 600. 000. "Nous espérons compléter le processus de recensement de la quasi totalité des électeurs d'ici à la mi-juin", a-t-il dit.
COTE D’IVOIRE
COTE D’IVOIRE
Cote d’Ivoire, toujours. En fait, ces elations tendues sont en partie liée à des désaccords quand à l’accord de Ouagadougou signé début 2007 et qui prévoyait une série de mesures devant conduire à une élection présidentielle libre et transparente. Une de ces mesures, c’était la nomination de Préfets dans les zones contrôlées par l’ex-rebellion – le Nord – depuis 2002 : ces préfets devaient être nommés début mars ; mais les forces nouvelles contestent qu’ils puissent avoir des compétences militaires, estimant devoir continuer elles même à assurer la sécurité dans le Nord. Autre point d’achoppement : l’établissement de la carte et du calendrier de déploiement des commissariats de police et des brigades de gendarmerie mixtes, le schéma de sécurisation des élections en fait : Huit mille hommes (4 000 des forces loyalistes et 4 000 de l’ex-rébellion) doivent être déployé sur l’ensemble du territoire. Les combattants FN ou éléments des milices pro-gouvernementales restants, s’il y en a, devant être démobilisés et désarmés. Mais les FN n’ont pu donner qu’une liste de 2 600 noms. Cela peut s’expliquer par la volonté des FN de garder une capacité militaire propre jusqu’à l’élection.
TOGO
Le Premier ministre togolais Gilbert Fossoun Houngbo a donné jeudi 30 avril à Lomé le coup d'envoi des activités de l'Agence nationale pour l'emploi (ANPE), nouvelle structure créée par décret du conseil des ministres du 9 juillet 2008 pour assurer l'insertion et la réinsertion professionnelle des demandeurs d'emploi. Au Togo, le taux de chômage est officiellement de 6,8 %. Sa durée se situe entre 3 et 6 ans dans 66 % des cas et touche plus particulièrement les jeunes. Si 82,7 % de la population en âge de travailler est dite active, le taux de sous emploi est très important. Il atteint 26,1 %.