Hervé Novelli à Albi : le ministre, les hoteliers, et ça presse

Publié le par Thierry Tchukriel

Urgent. Hervé Novelli sera le lundi 30 mars à Albi à l'occasion de l'Assemblée Générale des Hoteliers indépendants. Où ça : au grand Hôtel d'Orléans. Quand ça précisément : à 11 h. Avec déjeuner à 13 h. Et conférence de presse entre les deux. Les services de la Préfecture du Tarn ont fait suivre l'information du Secrétariat d'Etat au comMerce et à l'artisanat... le vendredi 27 mars au soir. Je prend connaissance de l'information le samedi. Et j'ai donc compris que mon travail du lundi serait à réorganiser. Il l'a été. Evidemment, comme il a fallu faire vite - comme toujours - je me suis trompé, ce lundi 30 mars : je crois que la conférence de presse est à 12 h 30 et je quitte la radio pour être à Albi à cette heure là. Un exploit (pour moi), j'arrive à l'Hôtel d'Orléans pile à 12 h 30. Marie, la chargée de communication de la Préfecture me voit arriver et sourit : la conférence de presse était en fait à 12 h.... mais heureusement, le Ministre est en retard : la rencontre avec les hôteliers indépendants se prolonge... Eux, ont tout leur temps. Coté presse, il y a ceux qui pestent - un collègue radio qui a "déjà une 1/2 h de retard" dans on planing serré, évidemment - et ceux qui s'apprètent : France 3 a installé sa caméra ans le petit salon à l'accueil de l'hôtel... La petite équipe télé est prête pour sa classique interview express pour l'édition de Tarn 3 le soir même... Pour un ministre, nous sommes toujours presqu'au complet. Soit, ce lundi : 3 radios (il en manque une, voire deux), deux hebdomadaires (il en manque un), le correspondant A.F.P., le quotidien régional. Pas de presse nationale en revanche : Europe 1, RTL, Sud Radio qui en général débarquent avec leurs appareils d'enregistrement Mammouth ne sont pas là.

Et c'est l'attente. Qui se prolonge. La fébrilité gagne notre petite troupe. Marie nous rassure, veille à nous garder tous ensemble, s'enquière de l'endroit précis où se déroulera le point de presse. Ce sera "en bas" dans le caveau de l'hôtel, au pied d'un escalier un peu raide où sur chaque marche siège une bouteille de vin, ou plusieurs, des grands crus peut-être si l'on se fie à la couche de poussière qui les habille. Les images qu'on peut y faire ne "donnent rien", constatera la preneuse d'image de la télé... Et puis ça y est : bousculade et mouvements divers annoncent la sortie du ministre de la salle où se déroulait l'assemblée générale. Restons groupés. Il arrive. Il va descendre. Oui, c'est bien au caveau. Allez y. On y va.

Et le Ministre n'arrive pas. Captation réussie : France 3 l'a intercepté pour faire son interview. Il ne faut pas leur en vouloir, "d'habitude, ils attentent toujours après la conférence de presse pour faire leur prise", dit quelqu'un... En fait : ça dépend. Des fois oui, des fois non. Et pourquoi le ministre ne ferait il pas une prise micro pour les radios avant de répondre à la presse écrite, interpelle l'un de nous : maintenant, ça presse vraiment et c'est un peu chacun pour soi. Nous sommes des enfants. Un de la presse écrite - le plus ancien - roumègue : et oui, les "règles" sont inversées, la presse écrite va bel et bien passer après... Les trois journalistes radio avec nos micros sous la bouche du ministre, nous faisons notre prise à l'entrée du caveau entourés de collaborateurs du ministre, de représentants des hôteliers et sous l'oeil bienveillant de Marie. 1ère question -c'est moi qui la pose - sur la T.V.A. , la réalité de sa baisse, les engagements des hôteliers et restaurateurs attendus en retour. Tout se jouera le 28 avril dans une réunion avec la profession, assure Hervé Novelli. Relance sur les engagements précis attendus de la part des professionnels de la restauration. Pas vraiment de réponse du Ministre. Réponse en revanche sur l'autre question du jour : le statut de l'auto-entrepreneur, qui inquiète les artisans. Hervé Novelli en souligne la réussite - 120 00 en France; et selon mes informations de source... Préfectorale : 40 dans le Tarn en janvier et autant en février. Il indique clairement que, s'il recevra les représentants des artisans -pourt les rassurer -, il ne remettra pas en cause un tel statut "qui rencontre le succès".

Ca y est. Mon confrère radio "pressé" est déjà reparti. L'autre attend un peu : il est en covoiturage avec une collègue de la presse écrite. Et moi, je pars en quête de paroles complèmentaires de celles du Ministre (un principe : autant que possible , ne jamais "faire" un ministre et puis c'est tout). Je trouve : le Président de la Confédération des artisans du bâtiment qui dit son inquiétude devant le statut des auto-entrepreneurs. Et aussi un hotelier restaurateurs - un hôtel, deux restaurants, 43 employés - de la région de Nantes qui explique ce qu'il fera une fois la baisse de la T.V.A. effective : il ne baissera pas les prix ("nous étions en période de stagnation, nous pourrons simplement retrouver nos marges"), quoi que ("peut-être sur un menu pour permettre à tout un chacun d'aller au restaurant malgrés la crise"), et s'il n'envisage pas d'embaucher... il fera bénéficier ses salariés des avantages concrets ("les chèques... restaurants!"). J'ai de quoi faire un petit dossier d'ouverture pour le journal du mardi. Le Ministre et beaucoup d'hôteliers sont déjà autour des tables pour déjeuner. D'ailleurs, une voix lance : à table !

Toute la presse est partie. Je regarde chacun s'affairer et s'attabler avant de quitter les lieux à mon tour : pourquoi ces moments "pressés" paraissent-il importants à couvrir ? En fin de semaine : l'un des hebdos présents consacre les trois quarts de sa Une à cette visite. L'autre choisi un angle décalé : Hervé Novelli "s'est intéressé au dossier Unesco de la ville d'Albi". En effet, avant de rencontrer les hôtelier, il a visité la Cité Episcopale (le centre historique de la ville) qui concourre pour le classement au patrimoine de l'humanité. Aucun d'entre nous n'a songé à l'interpeller sur son passé au Front National que venait de faire remonter à la surface le site Rue89. Moi, pas plus que les autres. A ma décharge : le nez dans le guidon, je n'ai eu vent des dernières "révélations" que deux jours après le passage d'Hervé Novelli. L'aurais je su, je ne crois pas que j'aurais tenté une question sur ce passé à propos duquel Hervé Novelli parait peu amène. Hors sujet. Mes confères auraient fait les gros yeux. Peut-être. Marie, aux petits soins pour nous, n'aurait pas compris. Sans doute. Et puis nous étions pressés. C'est sûr. 

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Publié dans vie politique

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